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Hortense: Extrait de Prénoms:

Il souffle, voire mais combien de mieux, fort vente, Hortense, aux dehors mais tout comme haut devant d’idées denses; plus fort et mieux encore sinon qu’on ne le dans;  ne le saviez-vous point, par si distraite Hortense;

sur un bord de fenêtre, quoique traître à souhaits, ou la table nappéed’amidon le plus frais, quelque autre gai ridon, les fleurs, le saviez-vous, tout autant que humées, ont un sourire rêveur; quoique émis de guingois;

tandis que claque, au vain, sur ses gonds d’infortune, comme grince, sur d’autres, un volet, une porte; allons donc le savoir plus explicitement;

mais s’en balance Hortense en son siège à bascule, au rythme du morbier las, depuis tant mué pourtant en sa gourde indigence;

Hortense, que dis-tu, encore un peu de plus et combien mais en vain, à ce défunt époux, éteint lui depuis tant; sinon quelques mots roux;

: – ceins ton écharpe, mon si chair amy  Et puis chausses tes gants!  Ne sais-tu donc qu’il vente, en ces tels, si néfastes dehors, que tu t’apprêtes à joindre, aux dépits de mes vues, dépends de mon avis; y règne un temps méchant;

Hortense, mais si sûr, en tant d’autres passés, à la jupe troussée, sur un pont de bois vert, tout autant que son âge d’alors; par d’autres, plus mutins, à l’envi chahutant ses timides printemps;

mais tu n’as plus, et ce depuis longtemps, ces quelque juste ans! Croulante sous tant d’autres; grince, tout comme toi, gémit le bois d’un pont gisant… 

Sourit, peut-être, Hortense, mais vraiment lors à qui? A ce monde, au dehors, qui mûrement froidit, aussi sur que son thé, aux tréfonds d’une tasse de combien oubliée; ne tournant plus très rond;

Hortense est là toujours, négligée par le temps; calfeutrée de velours; encore prête une oreille mais si sourde à ces plaintes que les vents tels emportent; voire issues d’autres âges;

tant d’ombres disparues, sinon jusque la tienne, te réclament, fort hèlent! 

Vraiment, dis-nous, ne les entends point tu? Soucieuse simplement de bercer leur sommeil aux murmures assoupis de ces contes anciens; à chevrotante, certes, mais perspicace voix, inéluctablement poursuit;

: – il y avait une fois… 

Ethelle: Extrait de Prénoms:

Est-elle blonde, ou préférablement prune? Selon les coûts et les couleurs de l’heure? De cet auburn précieusement cendré, d’autres diraient, précocement fané, fond de tain, pensait-on, de toute trame digne de ce nom, propre à là quelque lune suivante; à de plus tards, promise, tout comme d’autre de trop ; ou définitivement remise ?

Pas plus que plume qu’on essouffle à flous vents égarés ; si ce n’est quelque brise; au mieux ronde des plus renfles et molles, au détour ambigu de portée, sans espoir de reprise.

Ethelle? Fort peu! Vous le révélerais-je? Mais à vrai dire, à sa suite m’emporte!

Ne nous prédit-on pas que le gros comme gras d’appareils à sous, tous se devant amérindiens, seront en panne tous, pour de fort proches et douloureux demains.

Geint le piano des autres sous les doigts gourds du pompiste de bar, ou pongiste du coin ; l’un et l’autre, de surcroît, des plus sourds, pis que pots.

Pour un regard, un seul, l’espace d’un instant, échappé, soudain qu’elle ne muselle, déjà qui en disait si long ; se pose, impose la question ;

: – Ethelle vraiment de notre ronde?

Visage flou, laiteux, de passive aquarelle; plus proche mi-carême. Est-elle issue, déesse apparemment déchue, de ces grands yeux marins, embués de naufrages, aux draps brouillés, étreints, de lascifs matins; remis a d’autres lents demains.

Suis-je fol? Ou lors mûr pour de suivantes, plus terrifiantes affres.

Ethelle, outré, ce cri dit de nos âmes incidemment fouaillées?

Ce spasme unique, tiré droit et profond de vertiges discrets, comme fonds de terroirs; le feu blond crépitant sous les pluies lâchées drues? Une évasive incarnation; après l’annonce des plus inconvenante faite lors au mari; entorse faite, ce jusque à nos moins mornes normes;

Le corps s’agite, un peu, follet, conscient soudain de se trouver à découvert, sous l’orage impromptu, de partout déferlant à gras coups de butoirs lynchés drus; défis plus que cinglants, de ceint fouet lâchés au fessier de l’histoire; en cet abrupt instant, où tout, brutalement disjoncte, sans espoir de répit.

Ethelle, ce rire hoquetant et transi, après ces flots de larmes tout juste ravalées, trop goulûment, fâcheusement gobées?

Ethelle, effondrée toute, ouvrage déjeté au plus terne abandon, à sa prime des pages, en un coin de baillant guéridon; si large offert ; puis, en fuite, à même les tapis disjoints.

L’aimais-je? Ah crains très fort que si ; harnaché de tout corps au délirant de son tremplin; et ventre à mers, aussitôt fuis au large, son faste le plus grand; toutes rames rompues et voiles pourfendues.

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Prénoms: Heel quitte… :

Heel quitte,

en ce tant juste et valheureux instant, ses tout derniers disciples ; lorgnés de son judas ; l’huis clos si fraîchement, en leur dos, mais déjà; ce des plus simplement ; sans quelque tapageuse là mise en scène ; Eusèbe, Hildegrade, Gertrude, tout comme enfin Sophe, l’ultime ;

Ôtant au pas de décharge qu’au petit trot, puis grand, comme, en faims, au galop ; au fil, accumulés des ans, sinon siècles, leurs lustres mais de tels antans, de par trop longuement fréquentés; abandons, là de plus, le laissant tout que tel, sa pomme troquée brève, et ce jusque à ras de trognon, pas plus que blette poire ; embaumé, tout de sel, en ses inconséquents déboires; les perds non doucement mais fort abruptement de vue tout comme autant de vie; à l’instar de quelque autre égarant ses trois sages, à défaut de froids mages ; hi hi!

Heel le leur assume, quasiment de sain fouet ; sinon mieux vous le somme; le rire alors, quoique gercé de jaune, à l’éclairage, mais sans doute, là de quelque insidieuse coulisse ; mais aussi fièrement arboré que chardon, en revers de plastron;

: – Y étant, mais encore, gras ni goth, non seulement juste là pour la frime, mais encore au plus ras de ton dos!

Sauraient lui rétroquer à fort brûle tous coins Leuh comme Tohn, toujours à ses aguets, goulûment assidus ;

Heel l’aurait asséné, pour peu qu’il voulu bien leur accorder la plus infirme oreille; poursuivant de plus bêle ;

: – Faut-il vous l’emballer d’un bon torchon de fête ?! Pour peu que cela fut, le sait-on mais jamais, comme on rit, pour offrir?!

En un do, Heel ne le sait que trop, faute du la prescrit, tant maintenant proscrit, tenant clos sa musique; couvercle rabattu jusque à bris sur ses doigts ; noir, impaire passe et lasse, et, partant point ne gagne; toutes joutes étant faites ; aux heurts de dés pipés?

Heel en rit, éployé comme en quatre, rompu, tout de gorge, suavement exquis.

: – Aussi, mais pouvait-il savoir ?

Pondraient tant de léchantes, plus, en corps, venimeuses gangues ; le penchant fort pour voui ;

: – à l’intrusion de l’ange, en ses appartenants ; las plutôt que visite, strictement féminin, Heel le leur l’assure jusque assourdiment ; mais aux allures déjà, quoique non chevauchante, le balais de vigueur, d’insidieuse sorcière, agrémentée, de plus, pour sa perte azurée d’un double alors réduit, de sa rêche personne, à peu plus de quatre ans ; mais lors des mieux accorte, qu’il fut, à l’occasion parfaitement alors des plus communément quelconque, celui certes non tout à fait de sa mort, mais alors de ses plus, cependant, non agrestes apprêts?

détroussé brusquement jusque aux ronds de ses poches ; puis du costume entier, ses plus extrêmes oripeaux, y inclus pipes et sabots ; ses quelconques joyaux près tendus de famille ; en fait, de triste pacotille; excisé de sa peau tout comme enfin, le croiriez-vous plausible, figurons-en que voui, comme, en corps, de son ombre.

9g

Percy

Percy :

: – Je sais, quoique on en dise, que de par tout et trous, sans cesse l’on m’épie, et ce jusque au plus indigeste, de mes infimes, en corps, sinon mais jusque à mes intimes faits et zestes; quoique ne goûtant guère à ce genre fort envahissant de fâcheuses manières, je crains bien plus encore que toute l’on m’ignore!

Combien triste est son sort.

: – On me nomme Percy, aux grès de leurs envies, par là comme par ci.

Ainsi parla Percy; puis elle se tut, soudain, de peur encore, qui sait, en d’insidieux entoures, voire quelques autres ailleurs, de se voir entendue; puis Percy pleure, en rousse, très strictement pour soy, en une tasse de thé tiède, de surcroît, froidissant;

: – Mais qu’ais-je bien pu faire à cet omnipotent bon vieux, pour méditer pareillement par tel aussi sinistre sort?

Percy craint mais surtout, tant au fait de la chose, fort avant trou le noir, quoique le jaune aussi, en y fléchissant bien, le bistre et le turquoise; mais plus encore celui de ces nuits insondées parcourues de satyres quasiment en tous genres, autres funestes et plus si nistres ombres;

abhorre les feux du jour, là de combien néfastes à son tel teint de cire, fondante à leurs outrages; comme elle a peur du froid, qui gèle ses dix doigts, avec tant d’autres choses; tout autant que le chaud qui lui cloque une peau du satin le plus fin;

s’effraye de ce train qui lui vient de trop loin, cet autre qui s’en va vers où l’on ne revient; ou qui trop tôt repart sans même hurler gare ; finalement surgi alors qu’il est trop tard;

mais lors par de sus trous, elle hait les voyages, si lourds, en leurs bagages, empreints de plaies et autres crosses, truffés de ces naufrages dont on revient, las, de par trop entièrement humide; mille catastrophes, qu’en ses boucles rondes, elle ne sait compter, en faire le global, mieux que tout prévoir;

: – Où est donk mon ticket? Voire mon bas luchon? Mon certificat là jusque de présence? Ai-je bien mon coeur sis à sa fruste place, et puis battant du flanc, aux agrès de leurs normes?

Percy craint la ville, et ses bris de fonte, mille drus bétons ; la paix du village, par trop lénifiante pour ne rien gâcher qui ne fut de rond; encore ne sait plus où quêter les roubles dus pour son loyer, moisissant à double à coin de grenier;

Percy pleure la force qui lui fait des faux; comme perd sa face, qu’arrache le vent à pleins bris de crocs; craint la chute libre, en torse possible, ce jusque en rampant; puis enfin renonce à y voir plus vain;

guète cette annonce, mais faite à Sophie, voire quelque cousin prétendu germain; puis glisse en son thé, depuis longtemps froid, une poudre obscure, à tout ce qu’on dit, ayant fait ses preuves;

: – Percy, mais la fin, comment pourrais-tu?

C’est désagréable, le dit-on; plus fort, au-delà de tout pire imaginable ; si définitive; lors Percy s’en va, tandis qu’on l’arrête, ourdiment l’épelle;

: – Et votre breuvage?

: – Ce n’est rien, grave homme; si coeur vous le dit, tout ôtant que je, buvez le pour moi!

Mais là se ravise, en gobe le tout; d’un trop toir à d’autres, un train la renverse; tout comme un éclair, mais rugi donc d’où; d’un inique coup, foudroie sans égard le peu qu’il en reste; et Percy s’éteint, un sourire aux lèvres, esquissé enfin, mais qui fait de même;

: N’ai-je oublié rien?

D’une boîte close, à si pieds sous vers, il ne fut personne pour ouïr son cri;

: – Cieux, mais lors, y songe, qu’ai-je donc su faire de ma crosse à gants?

ultime révision

Signe 4:

Signe quatre:

En plus des trois premiers, sans compter avec les nombreux autres tous mentionnés dans son ouvrage Bio, l’auteur en arrive au quatrième, le plus important, sinon primordial à ses yeux. Lui aussi, ayant laissé derrière lui une marque matérielle qu’il conserve religieusement.

Signe en rapport avec Yelsha.

En a-t-il parlé déjà ? Peu importe, tenant à le refaire dans ces lignes. Une jeune femme qu’il n’a jamais rencontrée, de son vivant ; connue seulement au travers d’une photo d’elle, tenant un violon à sa main ; accompagnée d’un petit article, dans le journal. Pour signaler sa mort, à vingt neuf ans seulement et à qui l’auteur dédie, après Anou, Céline, Julien et son chat Cachou II, la totalité de son KAH-KHA.

Ayant pratiqué la musique, l’écriture et la peinture. Décédée pour deux fois la somme de trois francs cinquante ! Le prix de deux voyage en bus sans ticket. Sanctionnée d’une amende dont elle ne peut s’acquitter.

En effet, après avoir une école de musique déclarée bientôt en faillite, sans ressources, placée à l’assistance, ne travaillant que quelques heures comme dans un kiosque, il lui est impossible de payer cette dette.

Déférée devant la justice, elle se trouve condamnée à dix jours de prison ferme.

Auteur qui lui choisi un lieu de rencontre, sur ses terres, c’est à dire sur le pont du Mayriblue, à quais sur la rive opposée à celle des berges ; gardé par sept génies.

Ensuite un lieu de repos précédant de fort peu ce pont ;

: – Ici, tu seras bien ! Tombeau, le seul vrai à mes yeux, digne de celui d’une reine puisque aquatique ; au printemps et durant tout l’été, fleurie de superbes nénuphars.

Enfin, ainsi, tout comme pour ses arbres, un long monologue s’instaure, comme pour eux, qu’il escompte pour bientôt devenu dialogue…

Mais le temps passe et il attend toujours ; jusque à ce qu’il lui demande, un jour ;

: – Si ce n’est trop indiscret de ma part, comment t’y es-tu prise pour mettre un terme à tes jours ?

Le lendemain, arrivé sur leur lieu de rencontre, il découvre, attaché à une branche d’arbre, un des mat du voilier, une cordelette !

Précipité sur elle pour en défaire les nœuds, comme s’il pouvait ainsi parer à l’issue fatale de ce drame passé.

Et ce dialogue tant attendu, alors enfin s’instaure entre eux…

Devenue à ce point familière qu’il ose un jour lui demander ;

: – Tout comme la plupart de mes arbres l’ont fait, certains encore envie, d’autres, tout comme toi, défunts, je voudrais bien, de ta part, que tu m’accordes un Signe.

Le lendemain, découvrant, et ce pour la toute première fois, proche de leur lieu de rencontre, parmi tous les canards colverts, habituels de ces lieux, un nouveau, lui noir et blanc ;

: – Je te remercie ! Peut-être suis-je trop exigeant, mais j’en voudrais un autre, Signe plus démonstratif encore que celui-ci!

Le lendemain, de la berge opposée, il découvre une tache blanche, proche du Mayriblue ; songeant, en cours de parcours, qu’il s’agit peut-être d’un grèbe alors de plus.

Pour découvrir abasourdi, oui, il ne rêve pas, un cygne ! Depuis plus de vingt ans à parcourir ses terres, jamais n’ayant été aperçu.

La surprise passée, auteur tout à l’écoute de son rire frais, cristallin, aérien, semblable à une musique de Wolfgang, ainsi encore qu’espiègle, mêlé au sien…

: – J’avoue que tu m’as bien eu! Ravi de goûter à ce rire et de découvrir, quoique issu d’un autre monde, que tu as su garder ton sens de l’humour!

Mais tu dois certainement savoir de quel Signe je te parlais. non seulement insistant sur ce fait mais te priant de m’accorder une faveur que je n’ai jamais jusque ici demandé à toutes mes ombres et fantômes que je côtoie habituellement; signe que je désirerais d’une part sous forme matérielle, palpable, mais encore, d’autre part, de façon à ce que je sache qu’il m’est personnellement destiné comme offert; sous forme, par exemple, de bijou que tu aurais porté, de ton vivant; sinon jusque celui qui te fut le plus cher!

C’était très sûrement trop lui avoir demandé. Ou alors, requête impossible, de son monde actuel, à m’accorder? Car il eut beau chercher, au pied de son tombeau comme sur le pont du Mayriblue, fouillant méthodiquement le sol sur toute leur surface; sans ne rien découvrir, et ce durant plusieurs jours…

Et c’est au matin du suivant, comme chaque jour à la même heure, que l’auteur, ayant enjambé son vélo et parvenu à Sion, qui s’apprête à fermer cette monture le long d’un petit muret jouxtant la terrasse de bistro où il à l’habitude de prendre un verre en lisant le journal qu’il réalise, dans un premier, de devoir le parquer un peu plus loin, un jeune couple occupant la place; dans un second, occupé comme toujours à le cadenasser, il découvre, entre le mufle de son sabot et la roue avant de son vélo quelque chose…. penché plus en avant pour s’apercevoir qu’il s’agit d’un petit anneau orné d’une pierre!

Et c’est à une des tables de ce bistro qu’il sort ce bijou de sa poche pour mieux l’examiner et aussitôt s’adresser à elle;

: – Sais-tu que que cette pierre est de la couleur même de mon KHA-KAH qui est désormais aussi le tien?! Pierre mauve, c’est à dire mélange de bleu, la pensée, et le rouge de la passion!

Auteur qui sait, sans être capable de préciser comment elle s’y est prise, que ce bijou fut bien le sien. Ne tenant compte des sarcasmes des visiteurs de son site, par son contenu jusque là, jugé par eux déjà un peu loufoque, dès maintenant désormais pour franchement foldingue!!!

Quatrième Signe qui devait avoir son épilogue.

: – Sais-tu, Yelsha, que seule tu reposes dans le plus somptueux des tombeaux. Du printemps jusque à l’automne, fleuri comme jamais le fut, ne le sera celui fut-il d’un empereur?!

Et c’est le lendemain que l’auteur découvre, sans un mot de sa part, au pied de ce tombeau, une des merveilleuses fleurs de nénuphar!  Il n’y en eu point d’autre, de sa part:  monologue repris d’un auteur sachant que désormais Yelsha à regagné de façon définitive son propre monde.

: – Repose en paix! Yelsha! Et à bientôt!

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