Mayens de Sion:

Un vieux chalet isolé en pleine nature, acheté et habité par mon grand-père paternel; situé à l’entrée de ces mayens, au-dessus d’une petite chapelle; avec une partie de forêt où l’on accède par un petit chemin; hantise de l’enfant que j’étais, le long duquel son grand-père paternel, accompagné de ses enfants, oncles et tantes, effectuait le parcours, à chaque fin de journée, en récitant le rosaire…

Puis refuge, en solitaire, durant toute son adolescence et ensuite à l’âge adulte ; chalet dominant le village de Vex et la plaine du Rhône…

Anou, à l’une des fenêtres de ce chalet… occupée à la lecture, une de ses passions… tout aussitôt après leur mariage, cérémonie et discours enfin venus à terme; voile et robe ainsi que costume enfermés au placard; remplacés par nos jeans, teeshirts, basquets  et sabots. Pour tout un mois de Juillet de lune de miel, pour l’instant, vécue en ces lieux retirés; avant d’entreprendre tout un périple, sillonnant la Provence à vélo-moteur, en guise de voyage de noces ! Au seul  chants des cigales, et cinglés de Mistral!

Sans oublier, bien sûr, entre autres combien multiples souvenirs, la découverte de la mer… comme, dans le cadre du festival d’Avignon, celle d’une pièces théâtrale de Boris Vian, Les Bâtisseurs d’Empire… l’audition, au choeur d’une église ayant conservé les plaies d’une seconde monstrueuse guerre mondiale, par un organiste aveugle, guidé par la main par une jeune enfant jusque à son instrument, de La Messe de Nicolas de Grigny…

Anou à la fenêtre:

 

 

 

 

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