Escalier: Pages extraites de l’Essai intitulé Manifeste:

C’est encore tout ébloui par ce qu’il vient de vivre, attaché aux prouesses acrobatiques et virtuoses de cette petite Plume, irrésistible et jeune ballerine improvisée, qu’Heel parvient aux pieds bientôt de ce mur, baptisé par lui, de l’envol; ses yeux maintenant attachés aux lourds va et vient de ses sabots; et qui se retrouve, sans ne savoir comment, subitement aux talons juste là de toute autre enfant;

jeune adolescente, elle mais alors quoique juste vêtue du strict nécessaire, c’est à dire, comme en corps mieux le voir, en succinct bikini et soutien gorge quoique des plus superflu, destiné à voiler l‘esquisse de fêles mamelons à la pointe agressive, visible sous son fêle tissu;

mentalement, ne sachant trop pourquoi, ses jeunes, vives chairs quasi parfaites, illustrant à ravir les quelques si justes printemps d’une aube là de vie; confronté alors à celles défraîchies de sa mère agonisante; chairs ici émaciées, d’un teint neutre déjà de cire; proches de se voir prochainement figées définitivement… gisante;

confrontation, d’une part, de la vie, elle juste naissante, d’autre part, à la mort toute proche…

Yeux remontés tout au lent de par tel délicieusement fuselé, galbes ensuite des jambes comme cuisses de la première, elles ici portées nues, que celles, avec tant de restes, squelettiques de la seconde, alors moulées dans les plis tout comme de suaire…

attaché à ses mains si pitoyablement osseuses; l’une d’entre elles, depuis très longtemps, farouchement refermée sur ce que personne d’étranger, à part lui, ne saurait jamais mettre à jour, fusse de vive force, en percer le secret; enfermant en sa paume, Heel seul le sait, la toute première fleur cueillie, dans son enfance…

Images opposées, mais aussi réunies, confondues, empreintes toutes deux d’une identique, quasi parfaite perfection; ouvertes sur la vie comme tout ôtant que la mort;

yeux, en suivant cette jeune et gracieuse adolescente, attaché à ses pas, qui la conduisent vers les marches d’un vieil escalier de fer, dont la dernière affleure les eaux du vaste étang; que juste la pointe prudente et frileuse de son pied en effleure la surface ;

tout comme à la suite de sa mère, à jamais disparues  elle en corps, engloutie, au delà de leurs apparemment impassibles apparences; le miroir ainsi, pour toutes deux, finalement franchi…

Perfection d’une juste seconde; voire plus encore infime instant; avec elles, aussitôt, à jamais disparue, dépassée…

L’escalier de la Grâce:

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