Elise: Extrait du recueil poétique Prénoms:

Elise :

…Yvonne ou Cunégonde, si tant est qu’un possible passant fut tenté d’appliquer à ses quelques printemps un quelconque prénom plus ou moins convenant ;

légère et vaporeuse enfant, là, moite et suffocante sous les amas de trop de draps agglutinés à ses entoures, autres duvets ventrus, grassouillets polochons de plumes comme plombs, répandus sur ses rêves et autres encore plus évasives songeries ;

fort jeune et vive enfant que pourrait considérer cet hypothétique passant en tant que, pourquoi point, agreste ballerine, toujours nantie de ces frêles ainsi que verts, n’avait rien su, d’avantage, en corps, que vu, que se lève, lui , quoique là juste à peine, un jour résolument nouveau…

frileusement s’ébroue, empêtré, quant à luit, en un agglomérat poisseux de nuages cendrés; encore comiquement autant hirsute que que gauchement échevelé.

Chemise, de retour, mais plutôt à la belle endormie, quoique juste à demi, des plus évidemment nocturne ; ce jusque en ses plus extrémistes franges, volants et autres plis, encore farouchement intimes, par si lisiblement vaporeuses dentelles; demeurée toute prise tout comme aux vertigineuses cimes de ces mâts aussi bien de cocagne, artimons et tels autres haubans là de fringant voilier élancé aux assauts de grands larges…

Mais de retour, une fois de plus, à ceux de cette alerte Elise, elle éprise toute, en corps, en ses draps, eux enfin en partie rejetés ; avec nombres de restes, troussés jusque aux entoures de taille des plus fine, souplement déliée ; sinon lâche ceinture elle aussi haut troussée, plus évasive et vaporeuse qu’écharpe à son tour déjetée, négligemment échue ; pour libérer, dressés à l’air de petits seins aigus ; esquisses là si juste de vifs mamelons, mais à la pointe lourde, roidement érigée;

Elise, sans ne prendre trop à leur fébrile éveil, tout à l’inverse, se laisse emporter de vagues en d’autre flots, enivrée d’évasions; toute une année vaste, une lente fuite d’heures d’une journée entière pour bientôt proche de prime crépuscule, vers les ombres plus denses d’une nuit de retour, ne pouvant être autre que lunaire…

Tout comme cet astre de tous jours, si peu là demeuré ne fut-ce que tout juste en cours, mais enfin de si peu, puis progressivement s’étiole, s’effrite, désagrège…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *