Ballet

C’est juste après avoir dû renoncer à présenter, sous la rubrique Danse, le Ballet Circonvolutions, pour des questions de droit d’auteur, celui ci ayant été filmé par la TSR (Télévision Suisse Romande) que l’auteur retrouve son amie Jack, jeune ballerine dont il fit connaissance au conservatoire de Sion, chorégraphe et interprète de ce Ballet; son mari en ayant rédigé le texte , et, à sa demande, lui en composant la musique.

A qui il fait part de sa déconvenue ;

: – Peu importe! Je dirige maintenant une école de danse. Eh bien, ce Ballet, on va le remonter!

Et tu pourras ainsi le filmer toi, et à ta guise !

Un peu de temps plus tard, elle le rappelle:

: – Désolée, mais je ne dispose pas assez d’élèves qualifiées pour le faire. Mais rien ne t’empêche de faire ton propre film avec l’ensemble de mes classes.

Et c’est ce travail que l’auteur vous propose, sous les rubriques Loges, Coulisses, Danses; sous forme de vidéo. 

Avec, comme fond musical, une reproduction de celle de Circonvolutions. Non extraite du film réalisé par la TSR, mais copiée de la bande originale conservée par l’auteur.

Vous n’y découvrirez pas davantage les petits rats de l’opéra de Paris, les ballerines du ballet Béjard que les danseuses étoiles du Bolchoï.

Mais de jeune apprenties ballerines, échappant aux affres des exercices indéfiniment répétés jusque à la presque perfection; mais elles ravies, avec leurs moyens, par la pratique de cet art et l’exécutant avec enthousiasme et joie.  

L’ensemble des photos proposées est extrait de vidéos mises à la disposition de l’auteur par son amie Jack; réalisées par MT Film Marianne  et Tristan Devanthéry. Vidéo Création.

 

Danse

Découverte en direct, au grès de plans généraux, moyens comme gros, de tout ce petit et plus grand monde à l’oeuvre, sous les feux de la rampe ; appliqué, avec grâce, joyeux de la mise en pratique, après les exercices répétés tout au long de l’année, revêtements de costumes, maquillages, coiffures, cet art exigeant de la danse.

L’ensemble des photos proposées ont été extraites de vidéos mises à la disposition de l’auteur par son amie Jack; réalisées par MT Film Marianne  et Tristan Devanthéry. Vidéo Création.

Danse

Everies

L’auteur vous invite à parcourir en sa compagnie l’ensemble des illustrations de son ouvrage poétique Everies.

Tout comme une autre vidéo intitulée Anastase, enregistrée en boucle pour souligner le côté répétitif de ces deux créations; l’une pour un parcours infini des berges de ce grand fleuve du même nom; pour l’autre, le parcours tout autant infini découvert par le passage au-delà du miroir.

Accompagnées, en guise de fond « musical » un des montages sonores réalisé par ses soins; faisant office, pour l’occasion, de batterie, un vieux réveil hérité de sa grand mère paternelle. A l’époque de l’enregistrement, ne marchant plus que par à coups; à chacun de ses arrêts, secoué par lui pour le remettre en état de marche!

Puis réparé ensuite par lui, s’improvisant horloger; et devenu moteur de sa sculpture-mobile intitulée Le Scryptographe.

 

 

Prénoms Hortense

000m

 

Il souffle, voire mais combien de pis,

si vente dru, Hortense, au dehors mais tout comme

haut devant d’idées denses,

plus fort et mieux encore sinon qu’on ne le danse;

ne le saviez-vous point, par si distraite Hortense?

 

Sur un bord de fenêtre, quoique traître à souhaits,

ou la table nappée d’amidon le plus ferme,

quelque autre gai ridon, les fleurs, le saviez-vous,

tout autant que humées, ont un sourire rêveur,

quoique émis de guingois.

 

Tandis  que claque au vent, sur ses gonds d’infortune,

comme grince, sur d’autres, un volet, une porte…

Allons donc le savoir, plus explicitement.

 

Mais s’en balance Hortense, en son siège à bascule,

au rythme du morbier mais depuis tant muré

en sa sourde indigence;

 

Hortense, que dis-tu, à ce défunt époux,

éteint depuis autant des ces multiples ans? Sinon quelques mots roux;

: – Ceins ton écharpe, mon amy,

et puis chausse tes gants!

Ne sais-tu donc qu’il vente, en ces tels si néfastes dehors,

que tu t’apprêtes à joindre, aux dépits de mes vues,

dépends de mon avis; y règne un temps méchant,

et jusque à décorner un veuf!

 

Hortense, mais si sûr, en tant d’autres passés,

à la jupe troussée, sur un pont de bois vert,

par d’autres plus mutins, à l’envi chahutant

tes timides printemps….

 

Mais tu n’as n’a plus ces ans, croulante sous tant d’autres;

grince tout comme toit, gémit le bois d’un pont gisant;

sourit, peut-être, Hortense, mais vraiment lors à qui,

de par tels autrefois, de demeuré vivant…

 

à ce monde, au dehors, qui mûrement froidit,

aussi sur que son thé, aux tréfonds d’une tasse,

de combien, tout comme elle, oubliée;

ne tournant plus très rond.

 

Hortense est là, toujours, négligée par le temps,

calfeutrée de velours et dentelles fusées;

encore prête une oreille, mais si sourde à ces plaintes

que les vents tels emportent… voire issues d’un autre âge…

 

Tant d’ombres disparues, sinon jusque la tienne,

te réclament, fort hèlent;

vraiment, dis-nous, ne les entends point-tu?

 

Soucieuse simplement de bercer leur sommeil

aux murmures assoupis de ces contes anciens,

à chevrotante, certes, mais perspicace  voix,

inéluctablement poursuit;

: – Il y avait une fois…

 

 

Prénom 3

Elle ne fut, en chemise, d’entre velours et soies,

cotons, de lins, dessous, dentelles et rubans

auparavant parant son corps,

ultime reliquat qui, lâche, l’abandonne encore,

dès lors plus, anthracite, que délesté regard

brusquement de tout plomb…

 

Jetée vers un passé, au-delà de bas fonds,

peut-être, las, en guise de fragile bouée,

mais se défendant fort d’aspirer au secours

le plus succinct fut-il.

 

Aux vient et va, brassée, crêtées d’écumes et varechs,

de vagues sans issues;

… plus, dispensée, qu’indigeste pâture

aux requins désoeuvrés de l’entoure…

 

Encore une ancre, à la dérive;

comme prise en des sables mouvants;

 

… jetée, contre raz et marées,

aux courants, leurs plus vagues dérives…

prise, voire, en ses propres haubans,

dérisoire alibi, peut-être ultime espoir

mais si lâche, ténu de quelle conque survie?…

 

Plus qu’éphémère amarre ?

… Que délesté regard dardé vers un futur,

ultime là défi, que ses voeux incendient?

 

Elle ne fut plus que fuite,

aux grands larges, lancée,

toutes voiles dehors, désormais sans entrave,

étrave à fleur, fendus, de flots

… que le présent dévore à dents affûtées, belles,

du plus sobre intérieur aux extrêmes confins

de plages désertiques, enfin de ce qui fut un corps.

 

Elle n’est plus, emportée

que ce gouffre béant où tout gire, un instant,

en suspend, retenu, comme au fil de pensée,

sans issue, brusquement découvert,

qui s’effrange, effiloche, enfin gît,

négligemment rompu.

 

… Plus aride que marbre,

en mal d’horreurs, où fut gravé ce chant.

 

à Lautréamont

Valentine

ACER-86