Matricule: Vaudeville: Vidéo:

Jeune ;

: – Vous! Enfin !

Comtesse ;

: – Enfin! Vous !

Jeune: Ohhh! Vous! Enfin!

Comtesse: Enfin! Vous!

Jeune ; (d’émois, affalé dans l’un de ses sofas)

: – Ohhh!

Comtesse ;

: – Ah ça, Monsieur, que signifie? Quelle étrange conduite. Allons, remettez-vous, voyons!

Jeune ;

: – Ah! C’est trop ! Excusez-moi ! Mon pauvre coeur, vous comprenez?

Comtesse ;

: – Mon pauvre ami. A votre âge qui me paraît encore pourtant bien tendre, il vous ferait mais déjà des misères? Allons allons! Il ne vous faut, pauvre enfant, vous mettre si méchamment en de pareils états. Je vous conseille pour lui les pilules Trhink. J’en use, moi, avec succès, je vous l’assure.

Jeune ;

: – Mais comprenez-le donc aussi, le pauvre, s’il vous est peu ou prou loisible. Voilà plus de cinquante ans qu’il est mis à l’ouvrage. Battant au rythme de ma vie décousue de fil blanc, errante, éparse, jetée de jours tout comme nuits par terres, mers, vonts et maux.

Comtesse ;

: – Ecoutez, mon brave, qui ne me paraîtrait autant qu’il veut le dire être l’équivalant de telle épave! Je compatis de tout coeur pour le celui dont je ne supposais pas le propriétaire aussi âgé qu’il veut bien le prétendre. Mais je ne comprends pas pourquoi, après avoir pris la liberté d’étaler ainsi votre personne en mon sofa, vous vous sentiez maintenant le besoin d’en faire de même pour votre vie, à mes oreilles.

Jeune ;

: – Elle ne comprend pas! Mais vous êtes l’objet, si je puis m’exprimer ainsi, l’unique et fabuleux trésor que depuis soixante ans mon coeur poursuit en vain de ses plus véloces comme hélas fugaces ardeurs.

Et ce dans le seul but de vous revoir enfin. Sans oser espérer bien sûr rencontrer en retour une flamme à la sienne égale.

Et quoi? Je vous le coche en mille! J’arrive ici. Je vous retrouve enfin après un siècle et plus d’effervescentes quêtes dont je vous passe le sérail, mais que ne peux lors que trahir ma mine plus que défaite, taillée en pointe courte et vous m’accueillez par ces mots délirants, enchanteurs: Enfin vous! M’avez-vous donc compris?

Comtesse ;

: – Non !

Jeune ;

: – Elle ne m’a pas compris! Mais à la fin du compte, je vous adore, mon cher amour ! Que dis-je, je vous aime et dépose à vos pieds avec ma brûlante personne toute mon inconditionnelle passion, ma plus que distinguée considération, l’assurance de mes sentiments les plus agréés je l’espère de tout coeur, ma sublime vénération, mon

Comtesse ;

: – Stop!

Jeune ;

: – Pardon?

Comtesse ;

: – J’ai dit suffit.

Lucette qui a dû vous ouvrir tout à l’heure ne vous a donc pas mis à vos amples aise? Cette fille est impossible. Je lui ai pourtant bien recommandé d’avoir à débarrasser mes visites, lorsque celles-ci se présentent , de tout leur superflu.

Jeune ;

: – Ah mais!

Comtesse ;

: – J’ai dit suffit, je crois. Allons! Remisez-moi votre encombrant fatras et veuillez me remettre plutôt le plis dont vous devez êtes porteur !

Jeune ;

: – Ah ça!? A mon tour de ne point le moins du tout comprendre. De plis je n’ai que ceux que mes récentes exhibitions ont provoqué à mon costume.

Comtesse ;

: – Mais pourtant, votre maître et le mien a dû vous charger d’un message à tout le moins verbal à mon intention.

Où dois-je le retrouver, s’il vous plaît? Il ne me reste plus qu’à parapher cette sophistiquée permanente édifiée toute en son honneur de mon chapeau, à cette occasion de sortie. Mes valises sont prêtes. Le temps, me dit-on en coulisses, de beaucoup presse. Je vous écoute?

Jeune ; (re affalé au coeur d’un sofa divers de la Comtesse)

: -: Ahhh! C’était trop beau. Trop bien parti !

Comtesse ;

: – Ah ça! Mais c’est une manie, chez vous!

Jeune ;

: – Ainsi, si je l’ai bien compris, à mots gâchés non de travers, j’ai un rival. Et lui, fort las, plus fortuné que moi puisqu’il dispose de toutes vos ferveurs.

Et pis encore de sus, ce favori, selon vous, comme si cela ne suffisait déjà, serait de plus mon maître !?

J’arrive ici. Je vous retrouve enfin pour ne vous voir que disparaître dans le pire aussitôt, irrémédiablement me fuir, en douce vous vautrer avec un autre, en tous autres ailleurs. Et ce serait à moi, pour couronner le tout à grand coup de chapeau tri cornu, non salement de vous permettre cette fuite, mais d’en régler jusqu’à son moindre encore replis le détail? Salace, non, ne le trouvez-vous point; propice à la grimace!

Ah! N’ais-je donc pas assez souffert, depuis qu’en un crépuscule d’août inoubliable vous m’apparûtes, de si, de la ou plutôt non, de dos! Mais quel dos! Non. Il faut encore que ma tendre comme au mieux innocente jeunesse fut plongée pis que fritte jusque carbonisées, en un drame que le qualificatif de cornélien dépeindrait, fort ma foi de fort juste adéquate façon.

Comtesse ;

: – Votre prime jeunesse, si je vous ai suivi, compte un siècle d’usage, non? Que croire?

Jeune ;

Ah ! Révélez-moi, vous en conjure, les nom,

prénom, adresse et numéro costal de ce surnuméraire intrus !

Que tout entier je le l’occise tout de go, globalement soustrait! Par tel si vil impudent de s’être mis en travers de notre fabuleux destin !

Après, tout aussi sec que sarment, je vous en fais le dru serment, si c’est las le décret terrible que votre coeur promulgue toujours à mon endroit, je vous promets de disparaître de votre vie, votre vue à jamais !

Comtesse ;

: – Au plus opposé des contraire de votre prétendu calvaire, heureux bonhomme que voilà! Comblé Monsieur, vos voeux se trouvant exaucés !

Jeune ;

: – Vous étant tout ouïe, Comtesse adulée !

Comtesse ;

: – Vous faut-il un dessin ?! Eh bien soit ! Vous allez promptement disparaître, et cela sans même vous donner le mal que vous vous proposiez.

Monsieur Duguéclin sera informé, sachez-le, ce fort incessamment, quant à votre inqualifiable conduite. Croyez-moi, votre carrière de secrétaire auprès de lui touche ici à sa fin.

Jeune ;

: – Duguéclin! Dites-vous, tant aimée?

Ah que non! Il va falloir me battre, puisque l’issue ne saurait être autre, au pistolet plutôt lors qu’à l’épée si je compte, car telle est bien mon intention, survivre à ce fâcheux duel.

Ma carrière de secrétaire, y songe, aviez-vous dit?

Ah ça mais pas du tout. Il y a contusion, et ce furieusement en la manière.

Je ne dépends, en fait, professionnellement, qu’on se le dise tout comme vous avec, de personne. Pour ce qui est du coeur, las cependant

Comtesse ;

: – Assez de larmoyeuses jérémiades! Vous n’allez pas recommencer !?

Ainsi monsieur vous n’êtes pas? Mais que faites donc vous dès lors ici céans? Je vous prie aussitôt, impertinent drôlatre, de bien vouloir vous retirer au plus subit instant!

Jeune ;

: – Alors juste, si chère, que le saugrenu quiproquo nous séparant tantôt, tout comme le cormoran, le myosotis et le cointreau, est lui aussi, encore, en voie de farouche disparition?

Comtesse ;

: – Peut-être, oui, mais tout comme vous encore que vous pouvez adjoindre au lot, tant tel q’archi sot, Sortez!

Jeune ;

: – Eh bien soit ! Puisqu’il en est ainsi ! Qu’il en soit fait selon de tels tempétueux désirs que je respecte… mais c’est le coeur fort gros que je

Comtesse ; 

Assez!……………………….Assez!………….assez!……………………………………………AAASEHHHHH!

Jeune ; (disparu doublement,par une porte latérale comme derrière le rideau venu s’échoir sur ce préambule à de très très nombreux actes à suivre)

Jeune ; (disparu doublement,par une porte latérale comme derrière le rideau venu s’échoir sur ce préambule à de très très nombreux actes à suivre)

 

 

 

 

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